Pas un programme chimique réduit — un autre ordre des opérations

La première raison de conduire une protection intégrée n’est pas environnementale : c’est que la chimie s’épuise. Chaque application sélectionne les individus qui y survivent, et la liste des produits autorisés pour les cultures sous serre se réduit depuis des années, si bien qu’un producteur qui s’appuie sur la lutte chimique consomme une ressource qui ne se reconstitue pas. La protection intégrée vise à maintenir efficace le plus longtemps possible une boîte à outils qui se rétrécit ; la moindre charge environnementale en est une conséquence réelle et bienvenue, non la finalité fondatrice.

Le droit européen la définit par huit principes généraux, et l’ordre en encode la méthode. La prévention vient en premier, par le choix variétal, l’hygiène, le substrat et le climat, ainsi que par la protection des organismes qui accomplissent le travail gratuitement. La surveillance vient en deuxième, car rien de ce qui suit ne peut être décidé sans comptages. En troisième vient une décision prise face à un seuil scientifiquement défendable, et non face à la vue d’un ravageur. L’intervention ne suit qu’ensuite, et les méthodes non chimiques ont la priorité partout où elles sont efficaces.

En serre, la couche non chimique est largement biologique. Les prédateurs et parasitoïdes — Encarsia contre l’aleurode, Phytoseiulus contre le tétranyque, Orius contre le thrips — sont lâchés pour maintenir les populations sous le seuil plutôt que pour les éliminer, ce qui déplace réellement la définition du succès : une population résiduelle de ravageurs est ce qui nourrit le prédateur qui la régule. Cela inverse l’instinct de traiter dès la première observation, et c’est l’habitude la plus difficile à changer.

Cela contraint aussi ce qui peut être appliqué ensuite. Un produit qui élimine le ravageur et le prédateur laisse la culture moins défendue qu’auparavant : toute intervention doit donc être assez sélective pour épargner les auxiliaires et sûre pour les pollinisateurs vivant dans le même volume. DutchGreenhouses® spécifie les systèmes d’exclusion, de climat et de surveillance qui rendent viable un programme biologique, afin que la serre serve la stratégie au lieu de la contrarier. Un échange avec DutchGreenhouses® permet d’aborder une stratégie de protection intégrée pour une culture donnée.

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