Cultiver là où le climat est un paramètre, non une condition

L’agriculture de plein champ produit ce que la météo autorise. Une saison est bonne ou elle ne l’est pas, et le producteur en absorbe l’écart. L’agriculture en environnement contrôlé supprime cette dépendance en plaçant la culture à l’intérieur d’une structure dont les conditions sont spécifiées plutôt que constatées — et la conséquence commerciale n’est pas simplement un rendement plus élevé, mais un rendement prévisible. Un volume peut être promis à un acheteur pour une date donnée. Ce seul déplacement, de la récolte comme résultat à la récolte comme calendrier, rend la culture protégée finançable là où l’agriculture de plein champ ne l’est pas.

La CEA se définit par le degré de contrôle plutôt que par un bâtiment particulier. Elle se déploie comme un spectre : à une extrémité, une ombrière qui tempère le soleil et rien d’autre ; à l’autre, une salle étanche où température, humidité, dioxyde de carbone et lumière sont chacun maintenus à une consigne. Tout ce qui se situe entre les deux relève du nombre de variables dont la structure prend la charge. C’est pourquoi la culture protégée constitue la catégorie la plus large et la CEA la catégorie plus étroite qu’elle contient — une structure peut protéger une culture sans rien contrôler.

La division qui compte sur le plan commercial se situe un niveau plus bas, et elle porte sur la lumière. Dans l’horticulture sous serre, le soleil est la source lumineuse principale et le travail du bâtiment consiste à le capter, le transmettre et le gérer ; les lampes d’appoint viennent le compléter. Dans l’agriculture en intérieur, la lumière est produite intégralement, et la culture pousse sans lumière du jour. La première achète gratuitement au ciel une large part de son énergie ; la seconde achète la totalité de la sienne, et paie le contrôle qui en découle. Aucune des deux n’est la meilleure réponse dans l’absolu — la latitude du site, le rayonnement et le prix de l’électricité en décident.

La position d’un projet sur ce spectre détermine presque tout en aval : la structure, les systèmes climatiques, la stratégie énergétique et le coût d’exploitation des quinze années suivantes. DutchGreenhouses® intègre les systèmes de structure, de climat, d’irrigation et de pilotage en une seule spécification, afin que le niveau de contrôle corresponde à la culture, au marché et à ce que le climat local fournit réellement, plutôt que d’adopter par défaut le contrôle maximal disponible. Un échange avec DutchGreenhouses® permet d’établir le degré de contrôle adapté au projet.

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