La voie d’entrée est rarement celle contre laquelle on se protège

Les producteurs investissent lourdement dans le traitement de l’eau et l’exclusion des insectes, puis un virus arrive sur une paire de mains. Pour le virus du fruit rugueux brun du tabac, la recherche indique explicitement que l’eau n’est pas la voie de transmission la plus efficace et que la propagation mécanique — mains, outils, vêtements, travaux sur la culture — domine. Un protocole d’hygiène constitue la maîtrise des voies qu’aucun équipement ne couvre, et c’est pourquoi il rapporte davantage par euro que presque tout autre poste du budget de protection des cultures.

Deux règles le régissent et toutes deux sont régulièrement enfreintes. Nettoyer et désinfecter sont deux opérations distinctes : tout désinfectant pratique est un oxydant, et les résidus organiques le consomment avant qu’il n’atteigne l’agent pathogène, si bien qu’une surface non nettoyée au préalable reste de fait non traitée. Et le temps de contact est plus long qu’on ne le suppose généralement et non linéaire — passé le point où l’oxydant est épuisé, le laisser agir n’apporte rien. Les recommandations néerlandaises sont catégoriques : omettre l’étape de nettoyage rend l’effet négligeable.

Le constat inconfortable est qu’aucun produit chimique ne stérilise entièrement un système de culture. Lors d’essais mesurés sur racines infectées, la survie de Fusarium après traitement allait d’une fraction de pour cent pour le formaldéhyde à plus de quarante pour cent pour un produit largement utilisé, et aucun des agents testés n’a atteint une désinfection complète. Des nématodes ont été retrouvés vivants après des traitements supposés les avoir tués. La conclusion pratique est que l’hygiène réduit l’inoculum au lieu de l’éliminer, et qu’un protocole écrit sur l’hypothèse d’une élimination décevra.

Le protocole est donc procédural avant d’être chimique : un parcours défini pour les visiteurs, des vêtements et des chaussures dédiés, une discipline sur les outils, une véritable séquence de changement de culture, et une règle de sécurité non négociable — le chlore et l’acide ne doivent jamais être combinés, car la réaction produit du dichlore gazeux et détruit les membranes en silicone des goutteurs autorégulants. DutchGreenhouses® conçoit l’implantation du site, le bâtiment de service et le système d’irrigation de sorte que ces procédures soient physiquement applicables. Un échange avec DutchGreenhouses® permet d’aborder l’hygiène pour un site donné.

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