La question est de savoir ce que faisait l’hiver

Le chiffre, et sa condition

Les serres néerlandaises fonctionnent à environ un gigajoule par mètre carré et par an.

Ce chiffre est assorti d’une condition, et la condition compte autant que le chiffre : il est corrigé des variations de température.

Un hiver doux fait paraître efficace n’importe quelle serre. Un hiver rude fait paraître dispendieux le même bâtiment. Sans la correction, ce n’est plus la serre qui est mesurée — c’est la météo de l’année.

Lorsqu’un chiffre d’énergie est présenté, la question à poser est de quel hiver il provient.

Retenir la chaleur avant de discuter de son origine

Les écrans sont le levier le moins cher qui existe. Ils agissent chaque nuit de la saison, si bien que l’économie se cumule comme aucune décision d’équipement ponctuelle ne le fait. Sous les climats froids, un second écran est simplement la norme.

La couverture fixe la perte de base en dessous.

Ce n’est qu’une fois la demande réduite au minimum atteignable que la question de la source de chaleur devient intéressante — chaudière, géothermie, pompe à chaleur. Choisir une source avant de réduire la demande revient à acheter une installation plus grande que nécessaire.

Chaque euro économisé ici peut coûter un kilo

C’est le piège.

Un écran tiré pour isoler est un écran placé entre la culture et le ciel. La lumière, c’est le rendement, à peu près un pour un.

Une serre optimisée uniquement pour une faible consommation d’énergie est donc une serre qui produit moins. Il est possible de gagner l’argument énergétique et de perdre l’entreprise.

Le chiffre qui compte réellement est l’énergie par kilo produit, pas l’énergie par mètre carré.

L’éclairage joue dans les deux sens

L’éclairage d’assimilation achète de la production hivernale et ajoute une charge électrique continue.

Et le choix technologique porte plus loin qu’on ne l’imagine. Le sodium haute pression diffuse de la chaleur dans la culture ; la LED non. Passer à la LED fait baisser l’énergie d’éclairage tandis que la demande de chauffage augmente. Les deux systèmes forment une seule décision.

DutchGreenhouses® modélise le chauffage, l’écrantage, l’éclairage et la couverture comme un bilan énergétique unique, face au climat réel du site — les extrêmes, pas les moyennes. Une prise de contact indiquant un lieu suffit pour lancer ce calcul.

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